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Maroc Khalil El Gharib - Traces deutsch |
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Maroc (fr) Marokko g26.ch |
Exposition à la Galerie Bab Rouah du 09 Janvier au 01 Février 2003
Depuis bientôt plus de deux ans, Khalil s'investit dans ce travail, creusant le lit d'une passion ancienne, un travail consacré aux pierres tombales, improprement appelés stèles. Maîtrisez le regard, arrêtez vous, c'est l'impératif du Mawqif, l'arrêt devant ce qui va être : sur ce papier (papier recyclé), assez épais, c'est la blancheur, chaux ou craie par quoi Khalid ouvre et maîtrise un espace sans limites, blancheur, allégorie de l'ordonnance d'un univers qu'on en finirait pas de sonder, viennent s'y disposer les pierres, uniques ou multiples, le plus souvent taillées de formes différentes pour interdire toute figuration par référence aux pierres tombales, puis le bleu nyla, autre dominante majeure, le poids du ciel, le poids de la terre, signe de présence humaine, familière en ces demeures; ces pierres se disposent et animent une dynamique, une mise en mouvement cosmique, sidéral, la chute telles des météorites ou tout uniment l'explosion, l'éruption vers le ciel, puis voici qu'un jeu subtil graphique, variant d'une toile à l'autre, lignes courbes. Hachures, entrecroisement, c'est le contre-point, l'antimatière, la surimposition d'une écriture d'énigme, d'arrêt à toute tentative de promouvoir sens et signification. Méditation de la mort ! C'et à quoi invite le premier regard posé sur ces travaux. A l'origine serait cette fascination exercée par un vieux cimetière de Chaouen, son paysage particulier, fascination dont Khalil me dit qu'elle n'a cessé de l'assiéger. Mais il apparaît bien vite que les circonstances importent vraiment peu, s'agissant de Khalil pour qui les repères de temps et de lieu s'effacent devant l'intensité de ses méditations, le mûrissement continu des ses désirs, et si par hasard ils en viennent à s'investir apparement en un lieu, cette toile - là, par exemple, alors se dévoile comme quelques chose qui était là depuis longtemps, à l'état virtuel pour ainsi dire. Edmon Amran El Maleh |
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