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COUDRE LE TEMPS |
Exposition de Khalil EL GHRIB à la Galerie NADAR à Casablanca
Leïla Faraoui et Assia Faraoui vous prient d'honorer de votre présence le cocktail offert pour le vernissage de l'exposition Khalil EL GHRIB Le Jeudi 08 Février 2007 à partir de 19 heures Exposition du 6 au 24 Février 2007 Exposition de peintures et présentation du livre COUDRE LE TEMPS Khalil El Ghrib occupe une place à part, originale parmi les plus sûres valeurs de la peinture marocaine. Si peu de gens le connaissent, il n'est pourtant pas un débutant qu'il faudrait découvrir ni un de ces peintres improvisés, un de ces génies qui fleurissent aujourd'hui à la faveur de tout un tapage médiatique. Il a déjà derrière lui une œuvre considérable et non moins sûrement un bel avenir riche de promesses. Il n'a jamais consenti à exposer ses travaux que toutefois on peut voir et admirer chez lui à Asilah. Maintenant seulement cédant à l'insistance de ses amis, il accepte de le faire. Mais il continue de refuser d'entrer dans le circuit commercial des galeries ou même vendre ses toiles à titre privé, vivant de son traitement de professeur. Non qu'il doute un seul instant de la valeur et de la portée de ses travaux, mais c'est pour lui affaire d'éthique, une décision personnelle, une exigence à la mesure du sens fondamental de sa peinture. Khalil est peintre avant toute chose, peintre dans la plénitude et l'authenticité de tout ce que l'activité de création plastique représente. Je voudrais parler de Khalil. Parler de ce qu'il nous donne à voir et nous dérobe dans un même mouvement énigmatique et cela sans qu'il y ait trace chez lui de la moindre intention d'une stratégie de dissimulation. Khalil n'est pas un de ces exhibitionnistes, ces prétendus artistes à la recherche de ce qui pourrait en mettre plein la vue, tromper le monde et cacher le vide de tout talent …… Je me disais, en m'attardant devant les travaux de Khalil, dans cette sorte de sérénité contemplative qu'ils ne manquent pas d'inspirer, je me disais donc que si l'éloignement, l'écart se creuse par rapport à la chose peinte, l'effet déformant et destructeur serait du même ordre dans ses conséquences qu'un décollement de la rétine, une sanction physique pour ainsi dire. L'éloignement, l'écart jusqu'à l'ultime négation, fatalité, logique interne inscrite dans le mouvement dialectique de la réflexion théorique quand elle prend à revers (elle ne peut faire autrement de par sa nature) le tableau, le produit de l'activité plastique ; elle a cette réflexion la tête en bas, la main occupée. Edmond Amran El Maleh Khalil El Ghrib (Gharib) ![]() |